vendredi 10 mai 2013

Procès perdu, mars 1246


Un seigneur, homme de guerre, abandonne au chapitre quelques prétentions qu'il avait sur des terres de Trégunc.

Littere de concordia inter capitulum et Wilemum Polgelou
Lettre sur l'accord entre le chapitre et Guillaume Polgelou. Mars 1246

Unisersis Christi fidelibus presentes litteras inspecturis H. archidiaconus Cornubie gerens vices venenerabilis patris H. dei gracia Corisopitensis Episcopi, justa de causa absentis, salutem in Domino. 
A tous les fidèles du Krist qui auront à examiner la présente lettre. M. archidiacre de Cornouaille remplissant le rôle du vénérable père M. évêque de Cornouaille par la grâce de Dieu, absent pour une juste cause, [donne] le salut dans le seigneur.

Notum facimus universis quod cum inter venerabile Capitulum Corisopitense ex una parte et Guillermum de Polgelou militem ex altera diu contenscio vertaretur super avenagio et gallinagio et quinque solidis que annuatim petebat dictus miles et dicebat se habere debere de quibusdam terris dicti Capituli sitis in parrochia de Treguenc scilicet Kaerandoff et Bosit et Caergauster et Penanrun contencioso inter ipsos.
Nous faisons savoir à tous que, alors qu'entre le vénérable chapitre de Cornouaille d'une part et Guillaume de  Manoir de Polgelou, homme de guerre, d'autre part, un litige avait longtemps couru à propos de redevances en avoine et en poules et de cinq sous que le dit homme de guerre réclamait chaque année et prétendait devoir percevoir sur certaines terres du dit châpitre sises en la paroisse de Tréguenc, à savoir : Kaerandoff, Bosit, Caergauster et Penanrum, Lestreguenc et à propos d'un jardin sis en Penanrum, objet de litige entre eux.

Habitation de  Caergauster (Keroter) 
Manoir de Penanrun
Tandem presentibus predictis coram nobis tanquam coram allocato Domini Episcopi Corisopitensis constitutis, idem miles se supponens venie dicti Capituli, supradicta gallinagium et avenagium et quinque solidos et dictum ortum contenciosum pro se et pro suis, dicto Capitulo inperpetuum remisit et quitavit, et totis juribis si que habebat in predictis omnibus omnino renunciavit, nichil juris sibi vel suis retinens vel reservans.
Enfin , les sus dits présents étant assemblés devant nous comme devant le remplaçant du Seigneur Evêque de Cornouaille, le même homme de guerre se plaçant sous la bienveillance du dit chapitre a abandonné et quitté à perpétuité, en son nom propre et au nom des siens, les sus dites redevances en poules et avoine, les cinq sous et le dit jardin, objet du litige, et il a renoncé complètement à tous les droits, s'il en avait, sur les biens sus dits, ne retenant ni conservant aucun droit pour lui-même et les siens.

In cujus rei testimonium presentes litteras sigillo nostro de voluntate dicti militis duximus sigillandas.
Datum anno Domini M°CC°XL quinto mense Marcii.

Pour preuve de cette cession nous avons fait sceller de notre sceau la présente lettre selon la volonté du dit homme de guerre.
Daté en l'année du Seigneur, 1245 au mois de mars.

Yves Dagorn, professeur de latin, André Jary



Aucun commentaire: