vendredi 8 juin 2012

A propos de la sobriété des prêtres au 17ème siècle

Au sujet de la mission du Père Maunoir en 1670 à Trégunc (Finistère) son biographe raconte : (L’orthographe est celle du 17ème siècle.).

- "En faisant la visite des maisons, ajoûte le Père (Maunoir), nous trouvasmes un prestre nommé Jean de Paradis, parce qu’il estoit né dans un bourg qui s’appeloit Paradis. Il avoit cent ans, et ne s’estoit jamais enyvré : ce qui parût alors admirable dans un paîs, où mesme parmi les prestres la sobriété estoit une vertu héroîque". Ce sont les propres paroles du Père Maunoir.

- "Mais grâces à Dieu et aux instructions de ce Père, les mœurs des Ecclésiastiques de la Basse-Bretagne sont bien changées, et présentement il est aussi rare de trouver en ce paîs-là des Prestres yvrognes, qu’il l’estoit alors d’en trouver de sobres."
(R.P. Boschet, le Parfait Missionnaire dans le Père Julien Maunoir, 1697.

Dans "Mémoire de Tréguncois" Robert Sellin précise que Jean de Paradis était un ermite vivant très pauvrement, couchant sur la paille, buvant le lait de sa chèvre et se nourrissant des dons de quelques paroissiens.

Le Père Maunoir fut le fondateur en 1678 de l’ordre des Dames de la Retraite. Celles-ci ouvrirent un établissement d’enseignement à Quimper : le cours Notre Dame de l’Espérance.

Le Père Maunoir, appelé le "Tad Mad" (le bon Père) fut béatifié le 20 mai 1951.

Il faut noter que le R.P. Boschet parle des Prestres de Basse-Bretagne en Général et non de ceux de la paroisse de Trégunc en particulier.

Pierre Moutel, "les Amis du Patrimoine de Trégunc."

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